Le magazine franco-finlandais
Quand et comment a été créé le groupe?
Les premieres notes ont ete jouées vers 1992, mais la formation actuelle a environ 6-7ans.
D’où vient le nom du groupe?
Les initiales “k2r” ne veulent plus rien dire et proviennent plus d’une plaisanterie entre amis depuis la marque d’un détachant.
Tandis que “riddim”correspond au rythme en jamaiquain mais surtout à la version musicale jouée par un groupe”gi mi a riddim!!”
Quels musiciens vous ont influencés?
Il serait difficile de tous les énumérer, mais pour les artistes jamaiquains en voici quelques-uns: Skatalites, Harry Bellafonte, Upsetters, Toots and the maytals, Gladiators, Uroy, Buju-banton, Sizzla, Antony-b,…En fait, 50 ans de musique jamaiquaine plus différentes influences comme la soul, funk, jazz, salsa, afro-beat,hiphop.
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien?
Positifs: pouvoir vivre de sa passion mais surtout pouvoir partager cet amour avec tout un public à travers des compositions et des messages qui nous font vibrer et si parfois certains peuvent revenir d’un concert plus heureux c’est le principal, c’est formidable.
Negatifs: très peu mis à part peut-être les conditions matérielles et sociales parfois difficiles quand on veut rester indépendant et libre comme nous le sommes, cela reste un combat.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
C’est difficile d’avoir une image d’un pays si eloigné du nôtre sans jamais y être allé. Cependant, voici quelques clichés: les rennes, le père-noël, les saunas + les baignades glacées, les aurores boréales, la vodka, le design, un bel exemple d’écologie.(comme je vous l’ai dit ce ne sont que des stéréotypes connus ici…désolé.)
Connaissez-vous la musique finlandaise / des artistes finlandais?
Très peu: l’architecte Alvar Aalto et le compositeur Sibelius, ainsi que le festival de jazz de Pori.
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Ici nous sommes classés dans le genre “reggae music” mais c’est avant tout 50 ans de musique jamaiquaine revisités à notre sauce avec nos influences diverses (celles des dix musiciens).
Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Non, plutôt d’y ajouter de nouvelles influences afin de l’enrichir.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons?
Tout ce qui nous révolte à l’heure actuelle comme toutes les formes de discriminations, de violence, de guerre, par exemple le racisme, l’écatombe du sida en afrique ainsi que le fossé nord-sud. Sans oublier, bien sûr, ce qui se passe dans notre pays. Cependant, il y a aussi des textes abordant l’amour ou racontant de simples histoires afin de s’évader.
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
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Faites-vous régulièrement des tournées?
Oui, notamment à chaque sortie d’album mais aussi lorsque nous préparons un album, nous avons besoin de tourner.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Pour ma part, la scène mais je pense que pour la plupart des membres du groupe aussi car la scène dans k2r riddim est le secteur le mieux maitrisé. C’est un moment tant attendu où on peut enfin partager directement nos vibrations avec le public.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
La première: celle de la création qui est pleine de surprises de la part de tous les musiciens qui amènent leurs idées.
Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
La soul, rythm’n'blues,reggae,gospel et aussi un peu d’electro.
Que pensez-vous d’internet en tant que musicien et compositeur?
L’échange de textes est pratique par le biais d’internet. Mais rien ne vaut un vrai échange humain!
Quels sont vos projets?
Finir un prochain album remplit de pleins de nouvelles choses. Le projet d’un maxi avec d’autres artistes dont les fonds iront pour la lutte contre le sida en Afrique. Et puis, toujours pleins de concerts.
Seriez-vous prêts à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts
Plus que jamais, c’est quand vous voulez et c’est avec grand plaisir que nous aimerions venir vous faire découvrir notre énergie!
Quand et comment votre groupe a t-il été créé?
L’idée du groupe Laika & the Cosmonauts est née dans le célèbre bar rock club d’Helsinki, Tavastia, où Janne et moi-même y avons rencontré accidentellement un ami commun. Mikko était copain avec Janne depuis longue date et Tom et moi jouions ensemble dans un groupe de fête dans le milieu des années 80, nous sommes restés amis depuis.
Le quartette a joué la première session de pratique ensemble en octobre 1987.
D’où vient le nom de votre groupe?
Janne et Mikko viennent d’un groupe avant-gardiste, qui a été de courte durée, dans le milieu des années 80, il s’appelait Pluto and the Astronautes. Quand le nouveau groupe, Laika and the cosmonauts, est né, nous avons voulu payer tribu au groupe « prototype » (Pluto et al) et sauter le mur de Berlin en même temps.
Cette équation naturellement produite a donné le nom de Laika and the cosmonauts.
Quels musiciens et artistes ont eu une influence majeure sur votre vie et votre travail?
Tous ceux de Laika ont toujours écouté un éventail de musique, étendu de la musique Classique à la Country, de Funk via Folk aux musiques de films, du Ska à la Soul, des Roots au Reggae, de la Polka au Punk, de la musique Latine à Lederhosen, etc.
Les influences récentes du monde de Laika viennent de The Ventures, Joe Meek, Dick Dale The Surfaris, The Pyramids etc.
Quels sont les aspects négatifs et positifs d’être musicien (en Finlande)?
Positif : Le public est assez supporter ce qui donne une bonne combinaison avec l’humeur de notre musique.
Négatif : Le marché domestique est assez petit, il y a seulement 5 millions de Finlandais, avec une langue étrange qui nous appartient, que personne d’autre ne parle.
Bien sur, si vous appartenez à un groupe instrumental, vous n’aurez pas à vous soucier de la barrière de la langue ! ![]()
Quelle image avez-vous de la musique française?
Edith Piaf et Johnny Hallyday. J’aimerai ajouter que les Finlandais n’ont pas beaucoup d’information sur la musique populaire française (probablement vice versa!!). Je ne sais pas ce que connais le reste du groupe, mais jusqu’ici j’ai écouté des artistes tels que St.Germain, Gotan Project. Je les aime bien. J’aime aussi Mc Solaar, c’est tout pour le moment, malheureusement je ne parle pas français.
Avez-vous une chanson française préférée?
Je t’aime (moi non plus) de Jane Birkin et Serge Gainsbourg.
Comment pourriez-vous définir votre style de musique?
Rock mélodique instrumental avec une ambiance visuelle furieuse et atmosphérique.
Pendant ces dernières années, comment votre style musical a-t-il évolué?
Les chansons sont, depuis plusieurs albums, toutes des originales. Notre parolier a amélioré l’harmonie avec la mélodie et maintenant cela reflète différents styles de musique que nous aimons, même si nous restons toujours le groupe d’origine.
Comment expliquez-vous ces changements?
L’âge et l’expérience combinés à un enthousiasme continu pour essayer d’améliorer et créer de nouvelles choses.
Quelles sont les histories, sujets que vous racontez dans vos chansons?
Depuis que nous écrivons et jouons d’un instrument de musique nous n’avons pas de paroles, j’estime que les chansons reflètent nos différentes humeurs, émotions, impulsions rythmiques intérieures et paysages visuels.
Avez-vous déjà considéré la possibilité de changer totalement votre style de musique?
Non
Quelle chanson préférez-vous dans votre répertoire?
Encore une fois, je ne peux pas donner l’avis de toutes les personnes du groupe, personnellement je n’ai jamais le même favori. Il change tous les jours. Mes préférences dépendent aussi de ce qu’on écoute : pendant l’enregistrement ou ce que l’on joue en live.
Partez-vous régulièrement en tournée? Préférez-vous jouer en concert ou en studio?
Nous venons juste de terminer deux années d’une période d’enregistrement en studio pendant laquelle nous n’avons pas fait beaucoup de concerts. Maintenant nous avons un nouvel album, Local Warning, il est prêt et va sortir le 16 janvier en Finlande, le 13 janvier aux Etats- Unis et au
Canada, nous espérons intensifier la fréquence de nos tournées et performances en live en général. Nous aimerions aussi être capables de finalement faire une tournée en France et en Espagne.
Pendant de processus de création d’un album, quel est votre moment préféré?
Pour moi, composer et faire des essais chez nous est normalement la partie la plus spirituelle et élevant du processus. Quand nous allons plus loin, pour répéter et faire des sessions de démo, tout devient plus social et plus public, mais on peut avoir beaucoup de bon temps pendant les jours énergiques et créatifs (il y a toujours des jours lents et plus difficiles, il faut juste les supporter, cela fait partie du processus). La session d’enregistrement varie : de l’humour à l’explosion au désespérément et ennui.
Quand l’album final est en phase de mixe et enregistrement, je deviens excité à l’idée de la naissance de notre « bébé ». Le stress créatif, le bon et le mauvais, ne partira pas jusqu’au moment où l’album sera sorti et que le « propre » sera dans mes mains.
Quel genre de musique, quels artistes écoutez-vous actuellement?
Beaucoup de Jazz des années 50 et 60. De la musique ethnique, Frank Zappa, de la country de la musique de péquenaud, d’auteurs compositeurs chanteurs Anglo-américains
Une question stupide mais. Quelle est, parmi toutes les chansons que vous avez écoutées durant votre vie, la MEILLEURE?
Ca n’est pas une question stupide. Pour moi c’est juste une question impossible. ![]()
Internet est intéressant pour les musiciens car cela leur donne la possibilité de toucher un plus large public mais c’est aussi une menace pour eux (à cause des droits d’auteurs). Quelle est votre opinion concernant ce média?
Peu importe, quelque soit le média, les droits d’auteurs doivent être respectés et protégés. Au moment où Internet a ouvert de nouvelles possibilités, il est devenu en même temps un grand défi pour la communauté de la musique entière. La plus part des gens sont d’accord : que c’est mal de voler ou plagier un brevet d’invention industriel, mais quand cela devient une pièce d’art immatérielle, beaucoup de gens l’oublie. Ils ne voient pas ça comme la fin d’un produit ou un travail intellectuel.
Quels sont vos projets futurs?
En ce moment je suis à Toronto, au Canada (bientôt à New York) pour les vacances, mais en même temps je suis en train de pré planifier la tournée pour les mois de mai et juin aux Etats-Unis et au Canada. Le 16 janvier nous allons donner un show (à Vanha Ylioppilastalo - la vieille maison d’étudiant).
Pendant le printemps nous allons faire des concerts dans différentes villes de Finlande et dans la mi-Juin, nous jouerons à the International Midnight Sun Film Festival à Sodankylä, en Finlande.
Pour plus d’informations à propos du groupe, jetez un oeil à ce site
www.laikaandthecosmonauts.com
Que pourriez-vous dire à un(e) Finlandais(e) pour lui donner envie de venir visiter le Massif du Sancy?
Nous proposons un qualité de vie et une authenticité. Qualité des paysages, qualité des services, Authenticité de l’accueil, authenticité des produits (en particulier en matière de restauration)
Quels sont les lieux, édifices ou quartiers qu’il faut absolument visiter? Pour quelles raisons?
Le Puy de Sancy qui est spécifique parceque c’est une montagne au milieu d’un plateau donc le paysage peut être vu tout autour. Il faut en profiter pour randonner ou faire du VTT sur toutes les petites montagnes environnantes (c’est très agréable du fait que le relief n’est pas trop important donc les paysages changent souvent et toute la famille, même les enfants, peut se promener sans difficult physique)
Le Chateau de Murol : il y a une visite animée par des chavaliers avec un spectacle de chevaux. c’est pour une famille une autre façon de faire la visite d’un monument historique
La ville de La Bourboule avec ses maisons de la Belle époque garde un cachet très particulier
Le Lac Pavin (lac volcanique) qui est extactement circulaire et a une eau d’un bleu-vert magique
Une ferme (il y en a plein) pour voir les vaches et déguster un St Nectire fermier
Quels événements sont organisés dans le Massif du Sancy?
Quelques événement parmis les dizaines qui sont proposés :
Fête des Estives : Défilé de vaches Salers dans le village jusqu’au panorama du lac Pavin. Démonstrations d’activités traditionnelles, vieux métiers, dégustation, repas avec bouf Salers à la broche.
Course de côte automobile internationale : Comptant pour le championnat d’Europe et de France de la montagne, beau tracé technique de 5 Km, dénivelé de 377m avec arrivée à 1451m d’altitude (Col de la Croix
Cyclo-sportives : L’Auvergnate (179 Km) et la Montagnarde (117 Km) : départ et arrivée en centre ville à La Bourboule.
17ème Sancy Verte et 9ème Tour VTT du Sancy : Le grand rendez-vous VTT de la fin de l’été. La Sancy Verte propose 2 parcours (25 et 50 Km) et 1 boucle (8 Km). Le Tour du Sancy se caractérise par un parcours de 100 Km.
Quelles sont les spécialités gastronomiques de la région?
La Truffade : plat à base de pomme de terre, fromage Cantal (jeune), oignons et lardons. Le tout étant cuit et fondu (pour le fromage) dans une grande poël
Poisson Omble Chevalier :poisson rare qui est péché dans le lac pavin (c’est vraiment un poisson trés fin)
Beaucoup de charcuterie et de fromages
Quels types d’activités sont possibles dans la région?
L’été : Randonnée, VTT, parapente, remise en forme (les thermes ont été transformées pour de la remise en forme), escalade dans les arbres, luge d’été, déval’kart, baigande, canoë.
ET l’hiver : ski de descente et de fond, beaucoup de raquette, chien de traineau…
Accueillez-vous beaucoup de touristes étrangers?
Un peu moins de 10% en moyenne, mais par exemple sur le mois de juin 70% d’étrangers d’Europe du nord sur Murol-Chambon
Recommanderiez-vous un mois ou une période pour que nos lecteurs finlandais visitent votre région?
Juillet-Août Journée chaude et plus fraiches en soirée. Le mois de septembre on dirait le Canada (magnifiques couleurs)
L’hébergement chez l’habitant est-il développé et populaire?
Il existe beaucoup de chambres d’hôtes (souvent lièes à une activité agricole). Les hôtels sont de taille modeste (50 chambre maxi plutôy vers 30 chambres)
A vous de continuer la phrase “Un touriste finlandais ne devrait pas quitter le Massif du Sancy sans avoir…” gravis le puy de Sancy (possible en partie en téléphérique pour les moins courageux)
Quels sont les 5 mots qui pourraient le mieux décrire votre région?
Authenticité, arts de vivre, convivialité, pureté, explosif
Pensez-vous qu’il est indispensable à un touriste finlandais de parler français?
c’est plus facile mais la plupart des presttaires touristique parlent anglais
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Un pays calme avec une douceur de vivre avec une culture du respect et de l’échange
Comment avez-vous commencé à chanter?
J’ai commencé à chanter dans une chorale quand j’allais à l’église un genre de groupe gospel à la française j’avais 7 ans, puis l’eau à coulé sous les ponts j’ai passé 2 années à Londres puis je suis venue suivre des études en Bretagne et pour rencontrer du monde j’ai répondu à une annonce recherchant une chanteuse.
Quels musiciens vous ont influencée?
Ca à été la connexion avec le rock/ Ca à d’abord été la scène punk des années 70 avec les Buzzcoks, les Undertones, Siouxie and the banshees, les Gladiators, les Stranglers, Metal Urbain, Warum Joe ensuite les années 80 avec Oberkampf , les Berruriers noirs, les Fishbones, Urban Dance Squad, les années 90 le rap De la soul, llcoolj, Maars, Happy Mondays, etc… Sans oublier Janis, Franck Zappa et les mother of invention qui furent pour moi de grande inspiration ainsi que Jimmy Hendrix pour la grâce…
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en France?
Les points positifs c’est que j’étais souvent la seule fille avec toute une bande de garçons et j’étais très respectée.
Le côté négatif c’est que souvent la sonorisation est très étudié pour les voix d’homme avec beaucoup de basse et que pour m’entendre je devais hurler.
Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je vois des gens très inspirés par le chamanisme en Finlande, une société très avancée socialement au même titre que la suède, de longues nuits boréales qui rendent les gens très philosophes, un peuple discret et moderne. Ah oui aussi des grosses moustaches pour les hommes et des grandes nattes pour les femmes et ils se déplacent en drakkars et pillent tout ce qui leur tombent sous la main et ils croient que la peur donne des ailes… (Dixit Astérix et les Normands) … ouch ouch!
Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Alors Abba c’est suédois, Bjork plutôt Islande, je connaissais un groupe du nom d’Imperiet je me demande si il n’étais pas danois??? Il faut que je me branche sur Ranska.net rapido avant d’avoir l’air totalement ignare…
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Ca à d’abord été de la lalala music, ensuite du hip-hop sidéral, puis de la waouh musique, hédoniste, libertaire, freaky et enfin c’est devenue de la « glande music »…
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Oui j’ai effectivement le sentiment que mon style musical varie selon les époques mais fort heureusement je reste toujours moi-même selon que je fume un joint, que je mange des champignons ou que j’avale un exta tout ceci étant évidemment très occasionnel et surtout convivial.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
Je pense que je suis une artiste témoin de mon temps un peu comme une éponge je m’imprègne de l’ambiance dans la quelle je baigne…
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Franchement j’aime bien « Mangez-moi » qui est une petite comptine au double langage qui a fait un tube à l’été venue et un scandale l’automne d’après. C’est une chanson magique qui à fait le tour du monde, certain l’ont chanté à leur enfant pour l’endormir le soir et d’autres ont dansé dessus pendant les rave-party sur les plages de Goa. Je remercie la déesse de l’inspiration de m’avoir fait un si magnifique cadeau…
Faites-vous régulièrement des tournées?
Pour moi la musique c’est comme le cycle des saisons : je compose, j’enregistre, je tourne et ensuite je profite. Actuellement je compose je suis dans ma chrysalide donc je ne fais pas ou peu de concert.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Que ce soit stud ou concert c’est l’histoire d’une micro société de gens qui bosse ensemble et c’est assez folklorique. Je n’ai pas de préférence l’un se succède à l’autre : d’abord j’enregistre avec ma petite bande et ensuite nous partageons avec le public. Tout ça c’est très cool mais ne peut pas rester dans un état de permanence, il faut qu’il y ait du mouvement sinon ça ne fonctionne pas.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Ce que j’aime dans la préparation d’un album c’est le moment ou je me dis que tout est possible, que j’ai d’un côté le micro et de l’autre la liberté totale. Ma devise quand je démarre un album c’est : « je ne connais pas la peur car la peur tue l’esprit »…
Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
En ce moment j’écoute Spacetribe un groupe de Trance Goa dont j’essaie de m’imprégner car c’est avec eux que je veux enregistrer mon prochain album. J’écoute Cheb Mami, Yuri Buenaventura et Dread Zone et je suis branchée sur radio FG qui joue de la house musique.
Quelle est votre chanson préférée?
Ma chanson préférée c’est Maars : “Pump up the volume” à cette seconde précise et maintenant c’est Groove is in the heart de Deligth et maintenant c’est Henri Salvador une chanson douce et maintenant c’est Grass de XTC et maintenant c’est ah tu verras de Nougaro…….
Que pensez-vous d’Internet en tant que musicienne?
Bon ben internet c’est ok pour moi bien que de moins en moins de gens achètent les disques et que je vais me retrouver sur la paille. C’est comme ça qu’on vit dans une communauté on apprend à vivre sans argent. Juste une remarque la pornographie est vraiment trop harcelante toujours aussi peu imaginative et très humiliante pour nous les femmes en gros hein et aussi c’est super de pouvoir suivre des cours sur le web chose
Quels sont vos projets?
Mes projets sont de me transformer en ambassadrice pour l’institut japonais, réussir mon prochain album avec Space Tribe qui s’appellera : « artiste de l’esprit », finir mon apprentissage toltèque en obtenant la maîtrise de l’intention, élever ma fille Kalie dans la paix et l’amour en bref donner ma modeste participation à l’éveil de la planète.
Seriez-vous prête à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
Bien sûr et j’arriverais avec toute ma bande sur le dos d’un dragon nommé Antharus…
Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs comment vous avez décidé de vous lancer dans la vie politique?
C’est tout simplement arrivé. Je me suis soudain retrouvée dans une situation dans laquelle je ne pouvais plus éviter l’association entre mon activité politique et ma profession. En vérité, c’est quelque chose dont je rêvais depuis mon plus jeune âge. Déjà à l’école, j’étais élue dans différents organes de décision représentant les élèves.
Aviez-vous de fortes convictions politiques durant votre jeunesse?
Oui, j’étais une fervente opposante à la peine de mort, je me suis battue contre le recours à l’énergie nucléaire. J’ai également joué un rôle actif dans les questions touchant au développement du Tiers Monde. J’ai toujours eu une forte conscience globale.
A-t-il été difficile pour vous de prendre la décision de devenir “femme politique à plein temps”? Pourquoi?
C’était un peu une erreur. J’ai obtenu un meilleur résultat que celui auquel je m’attendais dans mes premières élections nationales. Les électeurs ont décidé pour moi.
Comment pourriez-vous décrire le Parti du Peuple Suédois à nos lecteurs qui ne le connaissent pas?
C’est un parti libéral, mais il a une forte conscience sociale. Nous représentons les Suédophones de Finlande, mais nous recevons de plus en plus de soutien de la part de Finnophones qui partagent nos idées politiques. Nous sommes fermes dans les domaines des droits de l’homme et des affaires internationales. Nous sommes un petit parti, étant donné que notre société doit soutenir équitablement des personnes d’origines très différentes et dans des situations très différentes. Nous avons participé à tous les gouvernements ces 25 dernières années.
La Parti du Peuple Suédois a-t-il toujours fait parti du paysage politique finlandais?
Oui, notre parti siège au Parlement depuis la proclamation d’indépendance.
Si vous deviez décrire votre parti en 5 mots…
Ouvert, humain, socio libéral, constructif, visionnaire.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la profession d’homme politique?
C’est excitant, on apprend tout le temps de nouvelles choses et on a la possibilité de participer au façonnement de l’histoire. Cela représente aussi beaucoup de travail, parfois trop, et le fait de devoir être constamment sur la corde raide. C’est l’un des métiers les plus instables.
Considérez-vous la politique comme une profession ou encore plus que cela?
J’essaie de faire en sorte que cela reste une profession, mais il semble que la politique remplit ma vie de manière globale. Heureusement pour moi, j’ai quatre enfants qui occupent une bonne partie de mon temps.
Si vous pouviez changer complètement de profession, que choisiriez-vous de faire?
Honnêtement, je ne peux pas répondre. Peut-être que j’apprécierais les défis d’un emploi dans une organisation internationale. Je travaillerais toujours à rendre le monde meilleur…
Pourquoi pensez-vous qu’en Europe, les gens sont de moins en moins intéressés par la politique?
Nous, hommes politiques, devons nous regarder dans un miroir de façon naturelle. Nous avons souvent tendance à devenir ennuyeux et à nous raccrocher à des absurdités. D’un autre côté, les gens s’intéressent aux questions politiques comme celle de la mondialisation. Il est possible de changer et d’influer sur les grandes questions du développement ou du bien-être local. La politique est un très bon moyen pour au moins essayer. Et la coopération entre différents acteurs est nécessaire, aussi bien sur le plan national que sur le plan international. Si l’on est satisfait de l’état des choses, on peut rester en retrait et regarder ce que se passe. Si ce n’est pas le cas, il faut s’engager dans la vie politique d’une manière ou d’une autre pour pouvoir changer les choses.
Comment pourriez-vous expliquer le résultat de M. Tony Halme lors des dernières élections législatives? Pensez-vous qu’il a été élu pour ses idées ou pour d’autres raisons?
Je pense que c’était une grosse blague pour la plupart des gens. C’était aussi une déclaration contre “le système” de la part de personnes qui se sentent oubliées d’une manière ou d’une autre. Je ne pense pas que ses électeurs soient vraiment bien informés de ses opinions.
Quelles images avez-vous de la France et des Français?
Une très belle langue, de la bonne nourriture et du bon vin, un merveilleux pays, des hommes romantiques, quelques fois arrogants en politique. La famille de mon frère vit en France. Je m’inquiète un peu du manque de conscience féministe de ses filles. Je fais de mon mieux pour leur transmettre les valeurs nordiques dans ce domaine (rires).
Y-a-t-il une ville ou une région française que vous appréciez particulièrement? Pourquoi?
Il y en a beaucoup. Paris, bien sûr. La Camargue, la Provence, la Normandie…
Si vous pouviez choisir un(e) Français(e) qui, d’après vous, pourrait représenter l’image que vous avez de la France et des Français, qui choisiriez-vous?
Je ne peux pas choisir qu’une seule personne. La France est un pays multiculturel très pluraliste, avec différentes catégories de célébrités dans le domaine politique, celui des arts, de la mode. Pour moi, c’est cette plénitude de différences qui est si enchanteresse.
Quels sont vos projets pour le futur sur les plans professionnel et personnel?
Je serai député pendant les quatre prochaines années dans le comité des finances qui couvre tous les secteurs. Ainsi, je pourrai être une femme politique complète, avec peut-être une attention particulière pour les enfants et le futur. J’espère avoir un peu plus de temps à consacrer à mes enfants pour être une bonne mère. Les années où j’ai travaillé comme ministre ont été difficiles pour mes enfants aussi.
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avions un groupe appelé « Maximum Liver Explosion » dont faisaient déjà partie 4/6 Moses. Ca a été un peu le Big Bang qui a créé le tout nouveau monde de Moses Hazy… Bon, c’est un peu pompeux. Quoi qu’il en soit le groupe s’est formé à Tomio, une petite ville dans le nord de la Finlande, il y a environ deux ans. Juste parce que c’est là que les cerveaux de ce chien à six têtes ce sont rencontrés.
D’où vient le nom du groupe ?
Bon, c’est une histoire longue et ancienne. En fait nous nous sommes promis que nous ne la raconterions à personne. Mais disons juste que « Moses » (Moïse) fait allusion à la luxure que nous créons en concert, et « hazy » (fumeux) c’est pour… j’imagine que c’est pour ce que vous voudrez que ce soit.
Quels sont les musiciens ou les artistes qui ont eu une influence décisive sur votre vie / votre travail ?
Il y en a plein. Pour n’en citer que quelques-uns des miens… mmm… les Pink Floyd, le groupe de ma vie, et Neil Young, l’homme de ma vie ! Vous voulez une liste ? La voici : Wesley Willis, Roky Erickson, Bruce Springsteen, Alice Cooper, Black Sabbath, Bob Dylan, David Bowie, Hellacopters, Iggy Pop, Jimi Hendrix, King Crimson, Kingston Wall, Led Zeppelin, Lou Reed, MC5, Neil Young, Rolling stones, The Clash, The Doors, The Stooges, the Who, Wigwam… Il n’y a pas de fin à ça, et est-ce que tout n’influence pas tout? Alors oubliez. La meilleure chose dans la musique, du point de vue de celui qui écoute, c’est qu’on n’arrête pas de découvrir de la bonne musique. C’est pourquoi c’est vraiment le meilleur loisir, je veux dire la meilleure façon de vivre. Et Moses Hazy ce ne sont que des “creuseurs de musique”, Rock&Roll&Blues&Jazz&Soul&Funk&Progressive®gae&Ska&Psychedelic… Alors disons qu’on creuse de la bonne musique …
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la vie de musicien en Finlande ?
Je préfère répondre à cette question en tant que musicien du NORD de la Finlande.
Positif: On n’a pas tellement le choix, il n’y a rien d’autre à faire ici que de s’éclater avec la musique. Et on peut trouver facilement de beaux paysages et de la paix et du calme par ici. Bon plus pour très longtemps, je pense, grâce aux Eurocitys, Ikeas et tous ces petits suppôts de satan…
Négatif: le manque d’endroits où jouer. Dans le nord de la Finlande il n’y a pas tellement de bars ou d’autres endroits pour se montrer. Et ça fait un bon bout de chemin en voiture jusqu’aux villes du sud et retour, surtout pour un seul putain de concert pour lequel on n’est même pas payés, bordel.
Mais de façon générale il y a beaucoup de super musique en Finlande, et il y a beaucoup de gens réceptifs à toutes cette merde bizarre qui est faite ici.
Comment définiriez-vous votre style de musique ?
Du Rock. D’habitude je laisse ce type de définition à vous autres journalistes. Mais c’est une sorte de Rock’n Roll sans aucune limite. On y entend un tas de style de musique différents. Jetez un oeil à la liste ci-dessus !
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Bon, on a commencé par jouer du Kiss et quand on a écrit nos premières chansons à nous c’était entièrement de l’actionrock, mais ça a vraiment beaucoup changé, et voilà où nous en sommes maintenant.
Comment expliquez-vous ces changements ?
D’habitude je ne l’explique pas. Non, une des raisons dont je suis certain ce sont les instruments que nous utilisons, comme le saxophone, la trompette et le piano. Une autre raison c’est que nous écoutons toutes sortes de musique. Et je suppose que nous savions depuis le début qu’on ne peut mettre aucune limite à ce groupe de dingues.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
La vie. Des trucs. On y trouve des idées sur des trucs parce qu’il y a des idées, sur des trucs. Mais il y a aussi un tas d’histoires sans aucun sens et dans chaque chanson vous trouverez en moyenne 15% de votre besoin journalier en psychédélie quotidienne.
Quelle est votre chanson préférée dans votre répertoire et pourquoi ?
Ca change souvent en fonction du dernier concert ou si nous venons d’enregistrer quelque chose. Je suppose que pour le moment ma chansons préférée c’est… mmm… Play That Damn Guitar de notre album The Incredible Flow Of Life Show qui va sortir bientôt. Et la raison c’est que j’étais en studio hier avec quelques beautés qui enregistraient les chœurs féminins pour cette chanson.
Préférez-vous jouer votre musique en live ou en studio ?
Live, sans hésiter ! Je pense que les albums de rock and roll devraient surtout être de la pub pour inviter les gens aux concerts. Et notre travail en studio est loin d’être aussi bon que notre musique en live.
Quelle est votre étape préférée dans la création d’une chanson ?
Evidemment, c’est le moment où on pense pour la première fois que la chanson est prête ; ça, c’est vraiment bon. Ca peut arriver quand on est tout seul avec la guitare et qu’on vient juste de terminer les paroles, ou avec tout le groupe quand tout s’accorde. Et quand la forme de base de la chanson devient quelque chose de tout à fait différent.
Une question idiote mais… quelle est, parmi toutes les chansons que vous ayez écoutées dans votre vie, la MEILLEURE chanson ?
Je ne peux vraiment pas répondre sérieusement à cette question-là. Alors je vais juste dire la chanson de Wesley Willis, « Arnold Swarcgchzenegger » (comment ça s’écrit ?)… Qui est en fait une super chanson. Et il n’y a pas de questions idiotes, il n’y a que des réponses idiotes. Et vous pouvez parier vos couilles que j’en ai plein des comme ça.
Quel est votre opinion, en tant que musicien, à propos d’internet ?
C’est un truc génial pour que les jeunes groupes inconnus comme nous puissent faire circuler leur musique dans le monde entier. Bien sûr dans certains cas ça fait perdre des revenus aux artistes mais c’est un problème général à l’heure actuelle, non ? Parce qu’en fin de compte Internet n’est pas à moitié aussi voleur que les maisons de disque l’ont été et le sont encore. Et c’est pour les concerts que vous devriez être payés… Et je ne peux vraiment pas plaindre Metallica.
Quels sont vos projets ?
Comme j’ai dit on termine notre premier album et avant l’été on commence à enregistrer notre prochain album qui est en quelque sorte une compilation de reprises de nos EP. Et on a prévu des vacances d’été près du Kuivajoki (la Rivière Sèche) après un mois de juin plein de concerts. Les vacances comprennent les sessions d’enregistrement de notre troisième album, un LP de style country/roots, dans une vieille maison de campagne, et bien sûr, des concerts, des concerts et encore des concerts. Donc on est assez occupés avec la « Mo’s Trilogy 2006 », comme vous pouvez le voir.
Quelle « image » avez-vous de la musique française ?
Il y a quelques années j’ai passé un certain temps dans une petite ville près de Brest et à faire un tour de l’ouest de la France avec des amis du coin. Ils avaient un super groupe de reggae, les Makaks Mekaniks, je ne sais pas si ça s’écrit comme ça. Et j’ai aussi entendu pas mal de groupes funky ska géniaux là-bas, je suppose que c’est assez populaire en France ? Ceux Qui Marchent Debut ( ?), ça aussi c’était un super groupe en live et en disque. J’ai vu tellement de concerts géniaux mais je ne me rappelle pas des noms des groupes… Mais bien sûr Edith Piaf, Serge Gainsbourg, François Corneloup et Bela Fleck & Flacktones etc, etc… Nous avons aussi eu un musicien à moitié français, Marc « les doigts rapides » Gondailler De Tugny, qui jouait du banjo dans un de nos EP.
Y a-t-il une chanson française que vous préférez ? Si oui, laquelle ?
Makas Mekaniks : Aualpe tout la nére ( ?)
C’est bon, comme ça.
Quand et comment votre groupe a-t-il été créé ?
Nous avons commencé en 1987. Nous étions trois amis qui voulions jouer du Rock’n’Roll ensemble. Désormais, je (Pete) suis le seul qui reste de la formation des premiers jours.
D’où vient le nom de votre groupe ?
Il est tiré de la chanson “Francine” de ZZ Top.
Quels musiciens ou artistes ont eu une influence majeure sur votre vie / travail ?
Des groupes comme Stray Cats, Dr.Feelgood, Melrose, Hearthill, Living End, Housemartins, Sweet, Slade. Il y a tellement de bons groupes de Rock/Punk/Pop…
Quels sont les aspects positifs et négatifs de la profession de musicien en Finlande ?
Positifs: En Finlande, nous avons notre propre façon de faire de la musique qui est totalement différente de celle des autres pays.
Négatifs: La Finlande est trop loin de l’Europe centrale…
Comment pourriez-vous définir votre style musical ?
Rock’n’Roll !!
Comment votre style musical a-t-il changé au cours des années ?
Nous avons commencé en tant que groupe de Rockabilly mais après deux albums notre style est devenu de plus en plus dur, et nous faisons maintenant du véritable Rock’n’Roll avec quelques bonnes mélodies pop.
Comment expliquez-vous ces changements ?
Notre musique a pris cette direction naturellement, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que nous aimons mélanger différents styles. Maintenant on peut trouver dans notre musique aussi bien du Punkpop, Rockabilly, R’n’B, Grunge, Psychobilly ou Ska.
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons ?
L’amour est en première place, et il y a aussi d’autres textes plus sérieux qui parlent de la pollution, de politique, des émissions de TV réalité…
Quel est le morceau de votre répertoire que vous préférez et pourquoi ?
C’est variable, mais en ce moment c’est “Goodbye forever”. C’est la parfaite chanson rock avec un super riff et un refrain entraînant.
Préférez-vous jouer live ou en studio?
Le live est 1000 fois mieux que le studio.
Pendant la préparation d’un album, quelle est l’étape que vous préférez ?
Le meilleur moment est quand je l’ai terminé et qu’on le joue ensemble pour la première fois. Surtout s’il est convainquant…
Une question stupide… quelle est parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, la meilleure chanson ?
C’est trop difficile…
En tant que musicien, quelle est votre opinion concernant Internet ?
C’est un bon moyen de faire découvrir un groupe à beaucoup de gens à la fois.
Quels sont vos projets actuels ?
Pas de projets en ce moment, mais je pense que nous allons monter un groupe de Rockabilly un de ces jours avec Antti notre guitariste…
Quelle image avez-vous de la musique française ?
Désolé, je ne connais rien de la musique française ! L’été dernier j’étais en France pendant 3 semaines avec ma famille, mais la musique française ne m’a pas vraiment intéressé. Surtout, à la radio il n’y avait que de la pop étrangère. Cet été, je vais à nouveau en France, donc il faudra que j’écoute un peu de musique française cette fois.
Avez-vous une chanson française favorite ? Si oui, laquelle ?
hum… Edith Piaf a quelques bonnes chansons…
Quand et comment a été créé le groupe?
Nous avons créé Dive en 2003 et nous avons fait deux disques démo dans la foulée. Maintenant nous travaillons sur un EP et un album qui sortiront dans quelques mois.
D’où vient le nom du groupe?
Dive c’est une plongée à l’intérieur de soi parmi toutes ces choses que l’on garde sous la surface de soi-même.
Quels musiciens vous ont influencés?
Joy Division, Depeche Mode, The Smiths et Kate Bush sont ceux qui m’ont influencée le plus; les garçons préfèrent Ride, Swervedriver et autres Indie hulabaloo bruyants!
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en Finlande?
Nous sommes dans la position géniale d’avoir trouvé des collaborateurs parfaits avec qui nous travaillons maintenant. Ils sont bosseurs et ils partagent les mêmes idées que nous. Nous avons cherché pendant longtemps, mais aujourd’hui nous sommes plutôt contents.
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Aujourd’hui je l’appellerais Nouvelle Vague Sophistiquée. Demain peut-être je le décrirai autrement.
Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Quand nous avons débuté notre musique était plus ou moins punk. J’aime toujours l’attitude des groupes punk et les regarder sur scène. Mais maintenant j’ai envie de faire des chansons plus mélodiques qui touchent davantage notre public. A nos débuts c’était que de la fureur!
Comment expliquez-vous ces changements?
C’est ce que nous voulions faire depuis le début mais nous ne savions pas comment nous y prendre. Maintenant ça y est, nous y sommes parvenus et c’est vraiment chouette.
Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
Pour la plupart il s’agit de chansons d’amour tristes. Nous commençons à créer des mélodies plus gaies; mais même dans nos chansons les plus sombres il y a toujours de la lumière quelque part.
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Sans doute parmi les plus récentes: “Apart” ou “Shiver”. Tout simplement car elles fonctionnent si bien: des chansons à danser.
Préférez-vous la scène ou le studio?
Pour moi c’est la scène. Nous avons le bonheur d’être devant un public formidable tous les soirs. Je me vois mal faire ce métier sans être sur scène devant nos fans. Et j’adore discuter avec eux après les concerts.
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Je préfère le début et puis la fin. Au début je suis toute seule avec la chanson et je la laisse m’emporter ailleurs: j’essaie toujours de saisir un certain état d’âme avec chaque chanson. Ensuite je répète la chanson avec le groupe et quand ça commence à bien prendre, alors c’est incroyablement émouvant.
Question stupide, mais….. Parmi toutes les chansons que vous avez écoutées, quelle est votre préférée?
Certainement “Hounds of Love” de Kate Bush. J’adore l’ambiance de cette chanson et l’intensité de sa voix.
Que pensez-vous de l’internet en tant que musiciens et compositeurs?
En tant que groupe Indie en Finlande, l’internet est un bon moyen de promouvoir notre musique. C’est ainsi que nous avons des fans aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Et on ne sait jamais… peut-être en France aussi!
Quels sont vos projets?
Voilà mon projet: faire de mon mieux pour que Dive soit vraiment exceptionnel.
Quelle image avez-vous de la musique française?
Je dois admettre que je ne connais pas beaucoup la musique française. J’ai déjà lu une biographie d’Edith Piaf.
Quelle est votre chanson française préférée?
Toutes les chansons d’Edith Piaf, et surtout “L’Hymne à l’Amour”. Je l’écoutais avec mon père quand j’étais gamin.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
La passion de faire avancer et évoluer mon pays.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Avantage : être au coeur de l’action.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Une chance et une contribution à la diffusion du savoir-faire et de la culture française.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir?
Je suis bien en France.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Chacun doit pouvoir choisir son destin.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Démocratie et système social avancé, peuple solidaire.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Un message d’amitié et de fraternité.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Des amis qui m’ont convaincu d’être d’abord Maire de ma Commune.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Pour ce qui est des avantages : Croire que l’on peut influencer la gestion de son pays.
Les inconvénients : Voir que l’on influence peu la gestion de son pays face à l’administration.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Très utile pour le rayonnement de la France et surtout du Français.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Je choisirais l’Afrique, pour une période d’un an dans le cadre d’une aide humanitaire.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez - vous leur dire à ce sujet ?
Qu’ils sont les véritables ambassadeurs de notre pays et qu’ils méritent mieux que l’indifférence des administrations
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
Un pays où la qualité de la vie est très élevée… mais un pays où le climat est peu attirant.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
N’hésitez pas à faire du “lobbying” auprès des Elus, des Administrations et faites lui part de vos difficultés.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Je militais depuis longtemps dans le mouvement étudiant. Une opportunité s’est présentée dans le quartier où j’habitais d’avoir un poste de responsabilité politique. J’avais envie de continuer à défendre l’idéal que je portais depuis le mouvement étudiant sur une plus large échelle, cette opportunité en a été l’occasion.
Les médias font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation?
Je pense que l’expatriation, qu’elle soit pour travailler ou pour étudier est une bonne chose. Je ne porte pas de jugement de valeur sur le choix fait par les personnes qui décident de s’expatrier, cela fait partie des libertés individuelles de choisir son lieu de résidence et de travail. Partir ce n’est pas oublier son pays. C’est un moyen concret de le promouvoir.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par leur pays comme des citoyens de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
La distance peut mener à un décalage mais le monde actuel nous rapproche. Je reste attentif dans mon engagement politique à ce qu’aucune discrimination sociale ou politique ne soit faite entre les citoyens.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté Française de Finlande?
Réchauffez la Finlande et contribuez à apporter à notre pays les qualités d’une culture et d’une civilisation différentes.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Vous savez, pour ma part, cela n’a pas été un choix ou une volonté mûris et travaillés de longue date. Je n’y ai jamais pensé tous les matins en me rasant ! Les choses ont été plus simples et plus limpides pour moi. J’étais un militant engagé de longue date dans mon parti et quand les élections législatives de 1988 se sont engagées sur un autre mode de scrutin que précédemment (avant, de 1986 à 1988, c’était le scrutin proportionnel sur liste nationale) mes amis ont pensé à me proposer comme candidat dans la nouvelle circonscription qui venait d’être créée là où j’habite, à Ivry-sur-Seine.
C’est donc le hasard (la modification du mode de scrutin) et la confiance de mes amis qui ont fait les choses. Et naturellement les électeurs qui, à quatre reprises, m’ont renouvelé leur confiance. Pour moi, devenir et être député, c’était poursuivre et prolonger mon action politique sous une autre forme.
Quant à mon engagement politique, il résulte de ma volonté de donner corps à une société débarrassée de ses injustices de toutes natures. L’action politique c’est cela : faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers ; faire que les choix et intérêts de notre peuple dans son ensemble prévalent sur tout le reste. Et donc se mettre à son service et non pas l’inverse. Comme le disait Vaclav Havel « la vraie politique c’est simplement le service du prochain ». Etant entendu que le fait est acquis : quand bien même vous ne vous intéressez pas à la politique, la politique s’occupe de vous.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Les deux termes sont en réalité mêlés. On apprend beaucoup mais on donne beaucoup. On agit mais parfois en vain. On s’occupe des autres mais peu de soi. Et ainsi de suite… Du moins c’est ainsi que je vis les choses et ne prétend nullement que tout le monde soit dans le même état d’esprit. D’ailleurs cela se remarque, non ?
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Personnellement je pense que c’est une chance pour notre pays mais aussi pour celles et ceux qui ont fait ce choix. Une chance pour notre pays car les « expatriés » comme on dit ne se détachent pas pour autant de la France. Ils l’a portent en eux et du même coup il font œuvre utile pour notre pays. De plus, connaître d’autres pays est aussi un plus pour la France. C’est une manière d’intégrer d’autres expériences, d’autres modèles, d’autres façons de vivre. Et cela enrichit notre propre pensée. Nous sommes très hexagonaux en France. Quand nous ne sommes pas purement et simplement nourris de l’idée que nous sommes le sel de la terre. C’est pour le moins excessif. Nous avons à apprendre d’autres que nous. C’est une évidence, et pourtant…
Quant aux personnes qui ont fait le choix de « s’expatrier » – décidément que ce mot est laid – ils s’enrichissent aussi ne serait-ce « que » culturellement. Et c’est majeur. Dans le monde d’aujourd’hui, qui est un village, la connaissance de l’extérieur est majeure. C’est un peu comme la cellule humaine. Sans son enveloppe qui la protège, elle ne peut vivre. Mais sans contact avec l’extérieur elle meurt aussi. C’est pourquoi j’estime que c’est une chance pour le pays et les individus.
Je pense même que si les conditions pouvaient être réunies pour cela il serait bon que pour une durée donnée et choisie les français – et je pense ici aux jeunes plus spécialement – devraient avoir un cursus scolaire ou/et professionnel les amenant à passer une partie de leur vie à l’étranger. Il verraient mieux leur pays et verraient mieux le monde dans lequel ils devront désormais évoluer.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
J’irai certainement en Afrique ou dans un pays en développement. Il y a tant à faire dans le monde d’aujourd’hui. Se dire qu’on a été « un peu utile » est la plus belle des choses que puisse ressentir tout individu.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Des français de seconde classe ? C’est non seulement méprisant mais c’est tout simplement absurde. Et pourquoi donc ? Moi je ne dis pas l’exact contraire, à savoir qu’ils seraient au dessus des autres (ce qui serait pure démagogie) mais je dis qu’ils sont en quelque sorte des ambassadeurs de notre pays là où ils vivent. C’est une chance pour la France, encore une fois, que cette présence de milliers de français à l’étranger. Ce qui est de « seconde classe » c’est de ne pas le comprendre !
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je ne parlerai pas strictement de moi mais de mon sentiment : la Finlande est peu connue des français. C’est vrai qu’elle ne fait pas de « bruit » comme d’autres. Et pourtant que de talents, d’innovation, d’intelligence et de culture dans ce pays aux nuits blanches. Et que de chaleur humaine dessous cette neige et ce froid qui l’enveloppent des mois durant. C’est donc son image qu’il faudrait faire connaître plus nettement dans notre pays. Elle n’est pas seulement, loin s’en faut, celle qui a donné le Père Noël au monde !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message résulte de ce que je vous ai dit précédemment. Il y a beaucoup à faire pour que les relations de toutes natures se développent entre nos deux pays. La communauté française en Finlande est certainement la mieux à même d’y travailler. Peut être lui faut-il fait preuve de plus d’audace en ce sens. Et, si elle le souhaite, elle pourrait s’appuyer sur des relais en France, en particulier sur les parlementaires qui peuvent être utiles à bien des égards pour cela. On n’a pas, je pense, utilisé le potentiel de plus value pour la France et pour la Finlande que ces relations pouvaient générer. Chacun peut y réfléchir d’autant plus que chacun a nécessairement un parlementaire « sous la main » dans son lieu d’origine en France. Je parle des parlementaires mais la chose vaut pour beaucoup d’autres personnes engagées dans la vie sociale ou publique. C’est une idée…
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique?
Au départ, j’étais plutôt tenté par l’enseignement ou la recherche. Je crois que mon engagement est né de mon sentiment de révolte devant l’injustice. J’ai d’abord été militant étudiant, puis de quartier, avant d’être secrétaire général de l’Elysée auprès de François Mitterrand.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député?
Je parlerais d’intérêts et de limites plutôt que d’avantages et d’inconvénients.
Intérêts : représenter du mieux possible celles et ceux qui vous ont élu, en connaissant et en comprenant leurs problèmes et leurs aspirations. En même temps, participer à l’élaboration de l’intérêt national.
Intérêt encore : la formidable variété des sujets.
Inconvénients : en France, on légifère beaucoup trop, et trop vite. En même temps, le rôle du Parlement est trop limité. Un député de la majorité est souvent cantonné au soutien du gouvernement et un député de l’opposition à la critique.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir-faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Pour moi, l’expatriation est sans doute une chance pour celles et ceux qui la vivent (du moins si elle n’est pas subie et si elle apporte des satisfactions). Elle est indiscutablement une chance pour notre pays : les expatriés contribuent à tisser des liens avec leur pays de résidence, ils peuvent aider des deux côtés à mieux se comprendre, et ils sont aussi les ambassadeurs de la France.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
Je choisirais plutôt des pays que j’aime : Italie, Allemagne, Angleterre, Brésil … La durée dépend de ce que j’aurais à y faire : à priori, pas moins d’un an, mais pas trop longue quand même.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet?
Je ne crois pas que la France, dans son ensemble, considère les expatriés comme des Français de seconde classe. Je crois que trop souvent elle les ignore – ce qui n’est pas beaucoup mieux.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Je connais peu la Finlande et les Finlandais. J’ai l’image de gens assez différents des autres pays d’Europe du Nord, avec une grande admiration pour leur capacité passée à résister à la pression soviétique, et pour leurs performances économiques et sociales, en particulier en matière d’éducation.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande?
Soyez vous-mêmes. Gardez des liens avec vos origines. Multipliez les occasions de rencontre et de contacts entre Finlandais et Français.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Trois raisons majeures ont fait que j’ai choisies la carrière politique : premièrement, par tradition familiale, deuxièmement, par goût pour la « chose » publique et en dernier lieu, tout simplement, du fait des circonstances de la vie.
Quels sont, à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Du côté des avantages, il y a la variété des thèmes abordés par les députés, les contacts permanents avec l’ensemble des milieux représentatifs de la société française et la possibilité de rendre service aux autres.
Du cotés des inconvénients, je citerais l’incertitude de l’action en raison de la durée du mandat d’un député et le caractère chronophage de cette activité.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français ?
Je considère l’expatriation comme une excellente chose dans le cas où la personne retourne dans son pays après quelques années.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir ? Pour quelles raisons ?
Si l’opportunité se présentait, je choisirais l’Amérique du Nord et les Etats-Unis en particulier pour une durée de trois à cinq ans, car ce pays est la principale puissance économique et politique au monde.
Certains expatriés peuvent parfois avoir le sentiment d’être considérés par la France comme des Français de seconde classe… que souhaiteriez-vous leur dire à ce sujet ?
Je trouve bien triste que ce genre de sentiment puisse être ressenti par les expatriés car ces derniers font partie intégrante de la communauté nationale.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais ?
De la Finlande, j’ai une image faite de lacs et de forêts. Quant aux finlandais, je les trouve courageux et inventifs.
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Mon message est le suivant : on aime d’autant plus son pays qu’on en est éloigné.
Pourriez-vous nous dire ce qui vous a fait embrasser une carrière politique ?
Pour moi, elle relève du pur hasard, par la rencontre avec le député en exercice qui avait en 1977 l’opportunité de devenir maire de VALOGNES, s’il gagnait les élections municipales avec une équipe le soutenant. J’ai accepté d’en faire partie et je suis devenu Premier adjoint en 1977, suppléant du député en 1978, Conseiller Général en 1979. C’est en 1988, que la décision de mon député de cesser son mandat m’a obligé à être candidat et à être élu membre de l’Assemblée Nationale, après accord de la famille !
Quels sont à votre avis, les avantages et les inconvénients de votre fonction de Député ?
Les avantages sont ceux d’une vie intellectuelle et sociale riche et très variée. Les rencontres au niveau national et international sont pleines d’intérêt et certains sujets ou d’étude ou de débat sont passionnants. Et vous avez, parfois, vraiment l’occasion de faire bouger les choses par les propositions que vous défendez avec conviction, par le dossier auquel vous vous accrochez. Les désagréments existent : pas assez de moyens logistiques, fortes sollicitations de la société sans retour souvent, critiques incessantes du fait d’un individualisme qui augmente et de la méconnaissance chronique des français en économie, en politique extérieure.
Si vous aviez la possibilité de vous expatrier, quelle région du monde et quelle durée pourriez-vous choisir? Pour quelles raisons?
C’est une question qui n’est pas facile pour moi : j’ai choisi une profession médicale sédentarisée et indépendante. Peut-être choisit-on selon l’entreprise qui accueille ou le laboratoire de recherche selon l’activité offerte, ou bien selon l’image du pays d’expatriation et sa culture… Les moyens de communication peuvent jouer aussi. La Chine est attirante pour moi… Le Canada, certains Etats des USA, ne manquent pas d’intérêt… Je pense que c’est l’opportunité d’une carrière valorisante qui détermine l’expatriation.
Les médias français font parfois passer un message contradictoire sur l’expatriation. On la présente soit comme une chance pour le pays soit comme une menace (fuite des cerveaux et du savoir faire). Quel regard portez-vous sur l’expatriation des Français?
Les expatriés sont pour moi ceux qui ont refusé la fatalité, une situation de blocage, des contraintes excessives pour l’emploi, une absence de bonnes conditions de travail ou de carrière, et ont eu le courage de quitter la proximité familiale, et les caractéristiques de la vie quotidienne pour tenter l’aventure professionnelle au-delà des frontières.
Il y a sûrement une conséquence fâcheuse : la « fuite » de compétences. Mais comme Ulysse, certains reviennent… Cela devrait inciter les gouvernants politiques à être plus attentifs à l’attractivité de notre pays et à faciliter les projets de retour.
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
La Finlande a l’image d’un pays du Nord, rigoureux, mais efficace, pragmatique, avec des entreprises sérieuses. La décision finlandaise de construire un réacteur nucléaire français est un de mes succès auprès de l’ambassadeur en France. Et des entreprises du Cotentin ont obtenu des parts de marché ! Mais je ne suis jamais allé en Finlande ! Il faut que je pallie prochainement ce déficit pour mieux connaître ce pays !
Quel message souhaiteriez-vous faire passer à la Communauté française de Finlande ?
Le message, aux Français de Finlande, sera en premier de les féliciter d’avoir franchi les frontières, de leur souhaiter une vie agréable en s’adaptant à la culture finlandaise, mais sans oublier le France et la francophonie qu’ils représentent… Cependant, vous pouvez nous faire passer des bonnes idées : on dit que le système scolaire finlandais est très efficace… comment fonctionne le droit du travail en entreprise, l’embauche, la formation… ?
Je suppose que les liens entre les familles sont facilités par vos journaux, votre radio et Internet et aussi la téléphonie finnoise. Donc pleine réussite à vos projets de communication et à la coopération franco-finlandaise.
J’espère venir vous saluer en Finlande !
Le Malin Petit Canard est le magazine de la Communauté Franco-Finlandaise. Il existe depuis 1997 et vous sera envoyé mensuellement par mail. Au programme : actualités franco-finlandaises, actualités culturelles, sondages, forums, petites annonces, extraits audios et vidéos et bien d’autres choses encore…